La jeunesse face à son devoir politique : oser, agir et décider
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Par Junior Chérubin journaliste
La jeunesse de notre pays doit prendre conscience de son rôle fondamental dans la vie politique. Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de nouveaux visages, de jeunes leaders, hommes et femmes, capables de participer activement aux prochaines élections et d’apporter un véritable renouveau. Il ne s’agit pas seulement de remplacer des personnes, mais de changer les méthodes, les idées et la manière de concevoir la gestion du pays.
Nous devons réfléchir profondément aux choix que nous aurons à faire. Voter n’est pas un acte banal, c’est une responsabilité. Chaque décision prise aujourd’hui détermine le futur de demain. Trop souvent, nous laissons d’autres décider à notre place, puis nous subissons les conséquences. Cette époque doit prendre fin. La jeunesse doit s’impliquer, analyser, comparer, questionner et choisir en toute conscience.

Chaque jeune qui se sent concerné doit apporter sa contribution. Il ne faut pas avoir peur de s’engager. La peur est l’un des plus grands obstacles à notre participation. Pourtant, personne ne naît prêt en politique. Il faut oser faire le premier pas, participer à des activités politiques, intégrer des espaces de débat, assister à des réunions, s’exprimer et apprendre. C’est ainsi que l’on se forme et que l’on gagne en expérience.
Malheureusement, beaucoup de leaders politiques ne cherchent pas des collaborateurs capables de réfléchir. Ils préfèrent souvent s’entourer de personnes qui les suivent sans poser de questions. Cette pratique affaiblit la politique et empêche l’émergence d’idées nouvelles. Nous devons refuser ce modèle. La politique a besoin de jeunes capables de penser, de proposer, de contester et de construire.
Jeunesse de mon pays, il est temps de changer notre regard sur la politique. On nous a fait croire qu’elle est sale, corrompue et inaccessible. Mais cette image est une perception construite, entretenue par ceux qui ne veulent pas voir émerger une nouvelle génération engagée. La politique, en réalité, est un outil de transformation sociale. Si elle est mal utilisée, elle devient nuisible.
Mais entre de bonnes mains, elle peut devenir un puissant levier de développement.
Nous ne sommes pas seulement l’avenir du pays, nous en sommes aussi le présent. Cela signifie que nous avons dès maintenant le droit et le devoir de participer aux décisions. Cette fois-ci, les décisions doivent être prises avec nous. Et pour qu’elles soient prises avec nous, nous devons être présents, visibles et actifs. Si nous restons absents, ces décisions seront prises sans nous, et souvent contre nous.
Dans les élections à venir, nous devons nous mobiliser pour soutenir et promouvoir des jeunes candidats, hommes et femmes. Il ne suffit pas de critiquer le système, il faut y entrer pour le transformer. Engageons-nous, accompagnons ceux qui ont le courage de se présenter, et encourageons davantage de jeunes à franchir le pas.
Ce matin, à la radio, j’ai clairement affirmé que nous devons ouvrir les yeux. J’ai insisté sur le fait que nous voyons les mêmes personnes diriger les périodes de transition depuis plusieurs années. Cela montre qu’un cercle fermé s’est installé et bloque le renouvellement politique. Face à cette réalité, j’ai lancé un appel direct à toute la jeunesse : il est temps de briser ce cycle et de prendre notre place.
Ainsi, lorsque vous voyez un jeune candidat ou une jeune candidate, ne vous arrêtez pas aux apparences. Analysez son parcours, regardez d’où il ou elle vient, quelles sont ses valeurs, sa vision et ses projets pour le pays. Un bon leader ne se définit pas seulement par ses discours, mais par sa cohérence, son engagement et sa capacité à servir l’intérêt collectif.
Aujourd’hui, il est temps de passer à l’action. Mettons-nous ensemble, organisons-nous, osons nous engager. La jeunesse doit devenir une force politique consciente, déterminée et influente. Notre silence ne doit plus être une option. Notre présence est une nécessité.
L’avenir du pays ne se construira pas sans nous. Mais plus encore, il se construit dès maintenant, avec nous.
Junior Chérubin
Journaliste-Gouvernance-Avocat-ADM- coordonnateur départemental D’edenlife internationale, secrétaire du CENACLE des journalistes du Sud c’est PDG Référence Media.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
