Maintenir des conseillers-présidentiels inculpés à leur poste… et nommer Gérald Remplais et d’autres : l’illusion d’un État capturé face à un peuple qui veut sortir de l’insécurité
2 min readAlors que le rapport accablant de l’ULCC, publié le 26 septembre 2025, met en lumière de nouveaux détournements massifs de fonds publics, le Palais national s’enfonce davantage dans le scandale et l’impunité.
Trois conseillers présidentiels — Louis Gérald Gilles, Smith Augustin et Emmanuel Vertilaire — restent maintenus en poste malgré leur inculpation pour corruption, complicité de blanchiment et enrichissement illicite. Leur maintien symbolise un système où le vol de l’État est désormais devenu la norme au sommet du pouvoir.
Dans le même sillage, la conseillère présidentielle Régine Abraham s’impose comme l’un des piliers de ce réseau de protection politique. Selon plusieurs sources internes à la Primature, elle bloque depuis début octobre la révocation de la ministre des Sports, Niola Lynn Sarah Devalien Octavius, éclaboussée par plusieurs scandales de corruption.
Le rapport officiel de l’ULCC révèle que 76 000 dollars américains, destinés aux fêtes nationales de 2024, ont été détournés sous les ordres informels de Régine Abraham elle-même. Cette dernière aurait imposé Octavius comme « ministre doublure », une couverture politique utilisée pour canaliser les fonds publics à des fins privées et partisanes.
Malgré les preuves et les alertes, aucune sanction n’a été prise. Pire encore, Régine Abraham justifie son blocage en arguant que « les trois conseillers inculpés sont toujours en fonction », légitimant ainsi l’impunité au plus haut niveau de l’État.
Pendant ce temps, des figures influentes comme Laurent Saint-Cyr, Leslie Voltaire, Louis Gérald Gilles, Emmanuel Vertilaire et Smith Augustin ont avalisé la nomination de Gérald Remplais, inculpé pour trafic d’armes et impliqué dans un réseau de vols de voitures aux États-Unis, à la tête de l’Administration générale des Douanes (AGD) depuis le 7 octobre 2025.
Selon une source proche du dossier, cette nomination aurait été négociée en échange de plusieurs centaines de milliers de dollars, preuve supplémentaire de la corruption systémique qui gangrène les institutions.
L’État haïtien, déjà fragilisé, s’enlise dans un système mafieux où les criminels d’hier dirigent les caisses publiques d’aujourd’hui.
Chaque jour qui passe, la République perd un peu plus de sa dignité, pendant que ceux qui pillent le pays s’affichent comme conseillers du président et entrepreneurs, entre autres.