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Sous Alix Didier Fils-Aimé et ses alliés du CPT, les gangs ont des protecteurs… Que peut-on réellement espérer avec la nouvelle force internationale ?

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Une source autorisée des Nations Unies a confirmé que la force internationale de suppression des gangs sera déployée en Haïti à partir du 1er avril 2026. L’annonce a été faite aux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), marquant un nouveau chapitre dans la longue histoire des interventions étrangères dans le pays. Mais à ce stade, la vraie question n’est plus seulement quand ou comment, mais surtout : avec qui ?

Officiellement, cette mission vise à renforcer les capacités de sécurité dans un pays rongé par la violence des gangs. Toutefois, plusieurs voix s’élèvent pour questionner le degré d’indépendance réelle de cette force vis-à-vis des autorités locales, souvent perçues comme complices. Rappelons que la résolution autorisant cette intervention a été votée le 30 septembre 2025, mais jusqu’à présent, aucun détail concret sur les mécanismes de gouvernance, de contrôle ou de redevabilité n’a été rendu public.

Et c’est bien là que les doutes s’installent. Car si ce sont les mêmes acteurs de la transition — ce CPT truffé de corrompus, ou encore ce gouvernement ayant à sa tête des figures contestées comme le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le DG des Douanes, Gérald Remplais — qui doivent accompagner, orienter ou influencer cette mission, alors qu’espérer vraiment ?

N’est-ce pas là la garantie d’un nouveau cycle de dérives, de fonds détournés, de décisions obscures, et de frustrations croissantes pour une population déjà à bout ? Une mission internationale qui ne s’affranchit pas clairement de l’influence des élites corrompues locales ne fera que repeindre la façade d’un système en ruines, tout en donnant l’illusion d’un progrès. Et si c’est ce scénario qui s’annonce, alors non, il ne faut rien en espérer.

Gerlanda F.

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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