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Viol d’une fillette de 10 ans : Maxène MERISME arrêté, une affaire qui interpelle les autorités

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Le nom de Maxène MERISME, 49 ans, est désormais associé à l’un des crimes les plus révoltants de ce début de mois. Originaire de Léogâne, ce suspect a été appréhendé par la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) ce dimanche à Cité Okay (Delmas), sous l’accusation gravissime de viol sur une fillette de 10 ans.

Si l’arrestation de Maxène MERISME est présentée comme une victoire par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), elle ne saurait masquer la réalité brutale d’une enfance haïtienne livrée à elle-même.

Photo de Maxène MERISME suspecté de viol sur une fillette de 10 ans à Delmas localité Site Okay

Le cas MERISME n’est que la partie émergée de l’iceberg. Selon les récents rapports de l’ONU, les violences sexuelles ont augmenté de plus de 40 % au cours de la dernière année. Face à ces chiffres effrayants, la réponse de l’État reste jugée « cosmétique » par la société civile.

Malgré les communiqués de circonstance, le gouvernement de transition est pointé du doigt pour sa passivité chronique. Car trop souvent, des individus comme MERISME bénéficient de failles judiciaires ou de réseaux d’influence pour recouvrer la liberté avant même leur procès. De plus la Brigade de Protection des Mineurs (BPM), bien que saisie de ce dossier, manque cruellement de moyens logistiques et financiers pour assurer un suivi psychologique décent aux victimes. Par ailleurs, l’inaction des dirigeants face à l’insécurité globale a transformé certaines zones en « zones de non-droit » où le corps des femmes et des fillettes devient un champ de bataille.

La Brigade de Protection des Mineurs affirme accompagner la petite victime sur le plan médical, mais l’opinion publique attend désormais un signal fort estimant que le dossier de Maxène MERISME soit traité avec une célérité exemplaire.

Il ne suffit plus d’arrêter ; il faut condamner et protéger. Pour les organisations de droits humains, ce nouveau drame doit être l’étincelle qui force enfin le gouvernement à sortir de sa torpeur pour mettre en place une véritable politique nationale de sécurité publique centrée sur la vulnérabilité des mineurs.

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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