Ni sécurité, ni élections, opacité totale : pourtant, certains membres du CPT veulent prolonger leurs dérives au-delà du 7 février
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Le 7 février 2026 marque une date butoir claire et non négociable pour le Conseil présidentiel de transition. Au-delà de cette échéance, toute tentative de maintien au pouvoir relèverait d’un coup de force politique déguisé.
Un accord arrivé à expiration
L’accord du 3 avril qui a donné naissance au CPT arrive formellement à terme le 7 février 2026. Aucun prolongement légal, aucun consensus national, aucune base constitutionnelle ne justifie une extension de ce mandat. Rester après cette date, c’est violer l’accord fondateur.
Un échec total de la mission
Le CPT avait deux priorités claires : rétablir la sécurité et organiser des élections crédibles.
Résultat :
l’insécurité s’est aggravée,
les gangs étendent leur emprise,
aucune élection n’a été organisée.
La transition a échoué sur toute la ligne.
Des soupçons de corruption généralisés
Tous les membres du CPT sont cités, de près ou de loin, dans des dossiers de corruption, de mauvaise gouvernance ou de trafic d’influence. Une instance censée restaurer la confiance publique est devenue un symbole de soupçons et d’opacité.
Une tentative manifeste de confiscation du pouvoir
Au lieu de préparer une sortie ordonnée, certains membres manœuvrent pour prolonger la transition, bricoler de nouveaux schémas politiques et conserver le contrôle de l’État. C’est une confiscation pure et simple de la transition.
Le piège de la transition éternelle
Une transition sans date de sortie n’est plus une transition :
c’est un système de pouvoir permanent sans légitimité populaire.
Haïti a déjà trop payé le prix des transitions interminables.
L’heure des comptes, pas de l’accrochage
Au lieu de s’accrocher au pouvoir, les membres du CPT feraient mieux de se préparer à répondre des multiples actes de corruption, de mauvaise gouvernance et de collusion présumée avec des gangs armés.
La transition n’est pas une propriété privée. Le 7 février 2026, le CPT doit partir.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
