Violence des gangs à Port-au-Prince : plus de 60 000 personnes déplacées en un mois, selon l’ONU
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Selon un rapport récent de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), plus de 60 000 personnes ont été contraintes de fuir leur maison et/ou leur zone en un mois à Port-au-Prince en raison de l’escalade de la violence des gangs. Cette augmentation sans précédent des déplacements met en lumière le cycle de violence implacable qui dévaste la capitale haïtienne, réduisant les zones considérées comme sûres et forçant des milliers de familles à fuir leurs foyers.
Les quartiers de Delmas, Carrefour-Feuilles, Martissant, Fort National, Pétion-Ville et Tabarre ont été particulièrement touchés, leurs habitants étant contraints de partir face aux attaques répétées. Entre le 14 février et le 5 mars, plus de 42 000 personnes ont été déplacées, suivies de plus de 23 000 autres entre le 11 et le 17 mars, certaines ayant subi des déplacements à deux reprises.
Cette situation aggrave une crise humanitaire déjà préoccupante, avec plus d’un million de personnes déplacées à travers le pays, un nombre ayant triplé en un an. Les familles déracinées se retrouvent souvent sans abri, sans accès à l’eau potable ni aux services de base, accentuant la nécessité d’une aide humanitaire urgente et d’une intervention internationale pour rétablir la sécurité et l’ordre.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
