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Attaque contre des soldats tchadiens de la FRG : Bukele revendique l’intervention salvadorienne

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Le président salvadorien Nayib Bukele affirme que des soldats tchadiens de la Force de répression des gangs (FRG) ont été attaqués par des gangs en Haïti. Dans un message publié sur X ce mardi 3 novembre 2026, il soutient que les troupes de son pays sont intervenues rapidement et ont repoussé les assaillants à l’aide d’hélicoptères d’attaque. Il ne précise ni le lieu ni la date de l’attaque, et ne fournit aucun bilan.

« Nous sommes arrivés rapidement et avons repoussé les assaillants avec nos hélicoptères d’attaque », écrit-il, avant d’ajouter que « les gangs n’ont plus l’avantage ». Aucune confirmation indépendante de cet incident n’a été obtenue pour le moment, ni du côté de la FRG ni de celui du Tchad.

Le président Salvadorien Nayib Bukele

Cette déclaration intervient dans un contexte de montée en puissance de la présence salvadorienne à Port-au-Prince. Le 18 octobre, quatre techniciens aéronautiques salvadoriens, intégrés à la FRG, ont disparu après l’attaque de leur véhicule blindé à Croix-des-Bouquets. Depuis, Bukele a annoncé une opération pour les retrouver et déployé au moins 2 000 militaires en Haïti. Il affirme que son gouvernement couvre 90 % des coûts de ce déploiement.

Le contingent tchadien fait partie des forces engagées au sein de la FRG, mission créée fin 2025 par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Les premiers soldats tchadiens ont atterri à Port-au-Prince le 1er avril. Le président tchadien, Mahamat Idriss Déby Itno, a ensuite annoncé l’envoi de 1 500 hommes au total, avec un rôle offensif contre les gangs armés. Le Salvador, la Jamaïque et le Guatemala figurent aussi parmi les pays contributeurs.

Le déploiement salvadorien soulève des interrogations. Des analystes estiment qu’il pourrait dépasser le cadre d’une simple opération de sauvetage et s’inscrire dans un engagement de plus longue durée, parallèle à celui de la FRG. Sur le terrain, les gangs contrôleraient environ 70 % de Port-au-Prince, et près de 1,5 million de personnes ont été déplacées par la violence à travers le pays.

Jimmy BRUNI

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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