Bertrand Sinal de nouveau désavoué : les étudiants en médecine rejettent ses accusations et maintiennent la mobilisation
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Le bras de fer entre le ministère de la Santé publique et les étudiants de la Faculté de médecine et de pharmacie de l’Université d’État d’Haïti (FMP/UEH) continue de s’intensifier. Dans une note rendue publique le 2 juillet 2026, le Comité exécutif du Conseil des étudiants a rejeté catégoriquement les déclarations du ministre Bertrand Sinal, qui avait laissé entendre que les manifestations réclamant la réouverture de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH) seraient manipulées.
Les représentants étudiants dénoncent des accusations qu’ils qualifient d’« infondées » et de « profondément irrespectueuses » envers une communauté universitaire qui, selon eux, se mobilise uniquement pour défendre son droit à une formation médicale de qualité.
Dans leur document, ils affirment que leur mouvement est autonome, sans influence politique ni intervention extérieure. Ils soutiennent que leur combat répond à une réalité bien connue : l’effondrement progressif du système hospitalier public, qui compromet la formation des futurs médecins et, par conséquent, l’avenir des soins de santé en Haïti.
Cette réponse publique constitue un nouveau revers pour le ministre Bertrand Sinal. Depuis plusieurs mois, les médecins stagiaires, internes et étudiants multiplient les appels afin d’obtenir des conditions de formation décentes et la réouverture de l’Hôpital général. Malgré ces revendications répétées, les protestataires estiment que les autorités sanitaires n’ont apporté aucune réponse concrète à leurs préoccupations.
Au lieu d’ouvrir un dialogue susceptible d’apaiser les tensions, les propos attribuant cette mobilisation à une prétendue manipulation ont été perçus par les étudiants comme une tentative de discréditer un mouvement qu’ils présentent comme légitime.
Le Comité exécutif rappelle que défendre un enseignement médical de qualité ne constitue pas un acte politique, mais une nécessité pour préserver le système de santé du pays. Les étudiants réaffirment ainsi leur détermination à poursuivre la mobilisation jusqu’à l’obtention de réponses concrètes.
Au-delà de cette confrontation, cette crise met une nouvelle fois en lumière les profondes difficultés auxquelles fait face le secteur de la santé en Haïti. Entre infrastructures dégradées, hôpitaux dysfonctionnels et incertitudes autour de la formation des futurs professionnels, la situation continue d’alimenter les inquiétudes, tandis que les appels à des solutions durables se multiplient.
Par SANON MARC-ANTOINE
Journaliste, et amoureux de la sagesse selon sa plume.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
