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Jacmel : Moustapha Gérôme, alias « Mouskèmprôp », arrêté par la PNH suite à une plainte pour viol présumé.

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La Police nationale d’Haïti (PNH) a annoncé l’arrestation d’un homme identifié sous le nom de Moustapha Gérôme, alias « Mouskèmprôp », dans le cadre d’une enquête pour viol et menaces à Fond-Prince, une localité de Jacmel.

Selon un communiqué de la Direction départementale de la PNH du Sud-Est, l’arrestation a été effectuée le mardi 11 août 2026 par des agents du Bureau de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

L’affaire remonte au lundi 3 août 2026. D’après les premiers éléments communiqués par la police, la victime, une commerçante, aurait été invitée par le suspect à venir vendre des marchandises à son domicile. C’est dans ces circonstances qu’elle affirme avoir subi une agression sexuelle.

La victime a également déclaré qu’au moment des faits, le suspect avait exercé une forte pression sur elle pour l’empêcher de crier et d’alerter son entourage.

Dans un communiqué publié ce 12 août 2026, la PNH a annoncé l’arrestation, le 11 août à Fond-Prince (Jacmel), de Moustapha Gérôme, alias « Mouskèmprôp », soupçonné de viol et de menaces. Selon la police, les faits remontent au 3 août 2026.

Suite au dépôt de la plainte, les agents du bureau VBG ont ouvert une enquête ayant conduit à l’arrestation de Moustapha Gérôme, toujours selon la PNH.

La police appelle les victimes à briser le silence
Cette arrestation s’inscrit dans le cadre des actions menées par le bureau VBG, avec le soutien de la Brigade de protection des mineurs (BPM), pour lutter contre les violences sexuelles et autres formes de violence dans le département du Sud-Est.

Par l’intermédiaire de la direction départementale, dirigée par le commissaire divisionnaire Appolos Villette, la PNH invite la population à ne pas garder le silence face aux violences sexuelles, aux menaces et aux abus.

Ce message revêt une importance particulière dans une société où de nombreuses victimes craignent encore de parler, que ce soit par peur de représailles, sous la pression sociale ou par méconnaissance des institutions vers lesquelles se tourner.

La police encourage donc les victimes et les témoins à signaler les faits aux services compétents afin de permettre aux autorités de mener les enquêtes nécessaires et de prendre les mesures appropriées.

Une chose est sûre ,le silence ne doit pas servir de protection aux agresseurs. En cas de violence sexuelle, briser le silence, porter plainte et demander de l’aide peut permettre aux victimes d’obtenir justice et empêcher d’autres personnes de se retrouver dans la même situation.

Par Sanon Marc-Antoine

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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