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Kenya : Le pasteur Paul Mackenzie condamné à 200 ans de prison pour la mort de 191 personnes dans la forêt de Shakahola

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Ce vendredi 6 novembre 2026 ,la justice kényane a condamné le pasteur Paul Mackenzie à 200 ans de prison pour son implication dans la mort de 191 personnes , dont 190 enfants et un adulte , dans la forêt de Shakahola. Déclaré coupable le 19 octobre, le dirigeant de l’organisation religieuse « Good News International Ministries » a été officiellement condamné ce vendredi par un tribunal de Mombasa.

À la tête de son mouvement religieux, Mackenzie imposait à ses adeptes des jeûnes extrêmes allant jusqu’à la mort, leur faisant croire qu’ils devaient se priver de nourriture pour rencontrer Jésus avant la fin du monde. Dans le cadre de cette pratique meurtrière, les enfants et les femmes étaient destinés à mourir en premier. Les accusations portées contre lui ne se limitent pas à ces privations de nourriture : il a également été reconnu coupable d’homicides directs d’enfants, dont certains corps portaient des traces de strangulation ou d’étouffement.

Portrait du pasteur kenyan Paul Mackenzie, condamné à 200 ans de prison le 6 novembre 2026 par le tribunal de Mombasa pour le meurtre de 191 personnes, dont 190 enfants, dans la forêt de Shakahola.

L’emprise exercée sur les adeptes allait jusqu’à les détourner de l’éducation et des soins médicaux. Le pasteur leur interdisait de scolariser leurs enfants et de recourir à la médecine moderne, qu’il présentait comme une pratique satanique. Sous couvert de croyances religieuses, des familles entières ont ainsi été entraînées dans une tragédie qui a particulièrement frappé les plus jeunes.

L’horreur a éclaté au grand jour en 2023, lorsque les autorités kényanes ont découvert des dizaines de fosses communes dissimulées dans la forêt de Shakahola. Les corps retrouvés, parfois ligotés et entassés, ont révélé l’ampleur du massacre et provoqué une onde de choc au Kenya comme à l’étranger.

La peine de 200 ans de prison se décompose en deux condamnations de 100 ans chacune : la première pour les décès causés par la privation de nourriture, la seconde pour les homicides directs d’enfants. Cette affaire restera l’une des tragédies les plus graves liées à l’exploitation de la foi et à l’emprise sectaire dans l’histoire récente du Kenya.

Par Sanon Marc-Antoine

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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