« Le problème d’Haïti n’est pas totalement haïtien, mais la solution doit être typiquement haïtienne », déclare Jean-Marie Junior Salomon
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Jean-Marie Junior Salomon défend une réponse haïtienne à la crise que traverse le pays. « Le problème d’Haïti n’est pas totalement haïtien, mais la solution doit être typiquement haïtienne », affirme le candidat à la présidence sous la bannière de l’Organisation du peuple en lutte (OPL). L’ancien sénateur insiste sur le rétablissement de la sécurité pour permettre la tenue d’élections libres et promet de rassembler les différentes tendances de son parti.
Intervenant dans l’émission « Impasse » sur Scoop FM ce vendredi 30 octobre 2026, il a souligné la nécessité de permettre aux candidats de se déplacer et de mener leur campagne librement, dans de bonnes conditions. Pour lui, le rétablissement de la sécurité constitue un préalable à l’organisation d’élections libres.
Le programme de l’OPL s’articule autour de cinq priorités : la sécurité, la justice, la réconciliation nationale, l’éducation et la santé. Selon le candidat, ces cinq priorités constituent les grandes orientations du programme de l’OPL.
Sur le plan électoral, Jean-Marie Junior Salomon a présenté l’OPL comme une « force tranquille », capable de participer aux prochaines échéances avec ses propres moyens. Ses ambitions concernent la présidence, le Parlement et les collectivités territoriales. Il reconnaît toutefois des divergences internes et s’engage à travailler au rapprochement des membres de l’organisation.
Selon lui, l’OPL peut présenter ses candidats et mener sa campagne sans dépendre d’autres formations politiques. Cette autonomie n’exclut pas, à ses yeux, la possibilité de nouer des alliances.

« La politique a toujours été une affaire d’équipe, et l’OPL fait partie de ça. Donc, il y a toujours une possibilité pour qu’il y ait des alliances sur le terrain », a-t-il expliqué.
Interrogé sur les divisions au sein de l’organisation, le candidat a rejeté l’idée d’un parti éclaté. Il soutient que les désaccords accompagnent l’OPL depuis sa création, sans l’avoir empêchée de fonctionner. « Ce n’est pas la pensée unique qui prédomine au sein de ce parti », a-t-il déclaré, défendant la place des opinions différentes dans la vie de l’organisation.
L’ancien parlementaire reconnaît néanmoins que certains militants et dirigeants ont pris leurs distances avec le parti, en raison de divergences ou d’intérêts différents. Il assure que ces départs n’ont pas détruit ses structures. Pour lui, l’OPL reste un lieu de rencontre entre plusieurs générations. Il a notamment cité Sauveur Pierre-Étienne, Édouard Leblanc Fils et Suzy Castor, tout en évoquant les cadres de la génération intermédiaire et les jeunes militants.
Rapprocher ces différentes composantes constitue l’un des engagements de sa candidature. Jean-Marie Junior Salomon mise sur le dialogue pour résoudre les désaccords et aborder la campagne avec une organisation plus unie.
« Je vous garantis que le sénateur Jean-Marie Junior Salomon va faire en sorte que l’OPL soit unifiée, beaucoup plus forte et beaucoup plus solide », a-t-il assuré.
Pour appuyer sa confiance dans le parti, le candidat est revenu sur son histoire et ses succès électoraux. Issue de l’Organisation politique Lavalas, l’OPL a connu une période de forte influence au milieu des années 1990, avant la rupture avec une partie de la mouvance Lavalas et l’adoption du nom d’Organisation du peuple en lutte. Jean-Marie Junior Salomon estime que ce parcours témoigne de la capacité de l’OPL à mobiliser les électeurs.
Avec la sécurité, la justice, la réconciliation nationale, l’éducation et la santé comme priorités, l’OPL présente les grandes orientations de son programme. L’enjeu sera de convaincre les électeurs de sa capacité à les mettre en œuvre. Dans l’immédiat, Jean-Marie Junior Salomon insiste sur une condition : rétablir la sécurité pour permettre une campagne libre et la tenue du scrutin.
Léandro S LÉONARD et Djovany Michel
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
