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« Marche pour la paix » vire au chaos : un militant de Pitit Dessalines sauvagement tabassé, le parti dénonce une humiliation politique

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PORT-AU-PRINCE, 22 mai 2026, Le parti Pitit Dessalines de l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles tente de reprendre le contrôle du récit après la diffusion d’une note de dénonciation confirmant qu’un de ses militants, Destiné Jean Marcellus, a été violemment agressé lors d’une activité baptisée « Marche pour la paix » le 18 mai 2026.

Note officielle de dénonciation publiée par Pitit Dessalines après l’agression de son militant Destiné Jean Marcellus lors d’une activité organisée le 18 mai 2026 à Port-au-Prince.

Dans ce document signé par Moïse Jean-Charles, le parti affirme que le militant aurait été battu par un groupe présenté comme hostile à Pitit Dessalines. Selon la note, les assaillants auraient frappé à la fois le militant et son cheval, dans une scène décrite comme une attaque directe contre les symboles du mouvement.

Mais au-delà de la dénonciation officielle, cet incident provoque déjà de nombreuses réactions politiques et alimente un constat embarrassant pour Pitit Dessalines : même dans les espaces publics et populaires, des signes de rejet contre le mouvement de Moïse Jean-Charles deviennent de plus en plus visibles.

Photos de Destiné Jean Marcellus prises le jour même de son agression, alors que la tension montait au sein de la mobilisation politique.

Le document insiste sur le fait que Destiné Jean Marcellus représentait l’image historique du « soldat Dessalinien », notamment à travers son habillement et sa présence symbolique autour de la figure de Jean-Jacques Dessalines. Pourtant, malgré cette mise en scène politique et identitaire, le militant a fini tabassé publiquement, une situation qui soulève des questions sur la capacité réelle du parti à maintenir son influence populaire sur le terrain.

Dans sa note, Pitit Dessalines parle d’une « tentative d’assassinat » et annonce avoir déjà transmis le dossier à ses avocats pour engager des poursuites judiciaires. Le parti promet également de poursuivre sa mobilisation malgré les tensions.

Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs secteurs politiques haïtiens font face à une perte de crédibilité profonde auprès d’une partie de la population, pendant que le pays continue de sombrer dans l’insécurité, les divisions politiques et la méfiance généralisée envers les dirigeants traditionnels.

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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