25 soldats tués et plus de 40 blessés lors d’une attaque terroriste sur une base militaire tchadienne
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Une attaque d’envergure a visé la base militaire de Barka Tolorom, située dans la zone insulaire du lac Tchad, au cours de la nuit du lundi 4 au mardi 5 mai 2026. Selon des sources sécuritaires et humanitaires, les affrontements ont débuté aux alentours de 21h pour se prolonger jusqu’à l’aube.
En réponse, l’armée tchadienne a déployé d’importants renforts sur place, appuyés par des moyens aériens, notamment des hélicoptères de combat. Le bilan humain est particulièrement lourd pour les forces de défense tchadienns. Selon l’Agence France-Presse (AFP), citant un responsable militaire, l’assaut a coûté la vie à 25 soldats et a fait 46 blessés. Les autorités locales, bien qu’évoquant un chiffre légèrement inférieur de 24 décès, ont confirmé la violence des combats tout en précisant que les blessés ont été évacués par voie aérienne vers N’Djaména la capitale pour recevoir des soins qui leur sont appropriés.

L’attaque est officiellement imputée au groupe terroriste Boko Haram, dont les incursions dans cette région frontalière demeurent une menace constante. Les assaillants ont profité de l’obscurité pour lancer leur offensive contre cette installation stratégique de la rive tchadienne, déplorent les autorités. Malgré la brutalité de l’incursion, un responsable administratif de la région a assuré que la situation est désormais « maîtrisée et sous contrôle » suite à la riposte militaire, rapporte l’AFP.
Cet événement tragique souligne la précarité sécuritaire persistante dans le bassin du lac Tchad. Alors que le pays observe le deuil de ses militaires, les opérations de ratissage se poursuivent dans la zone pour sécuriser les îles environnantes. Cette nouvelle offensive rappelle l’urgence d’une vigilance accrue face à la résilience des groupes djihadistes opérant dans les zones lacustres difficiles d’accès.
En rappel, la région du Sahel connaît un regain de tensions depuis plusieurs semaines comme en témoignent les attaques terroristes du JNIM qui a coûté la vie à plusieurs soldats maliens, dont le Ministre de la Défense Malien Sadio Camara durant la journée du 27 avril 2026. Ce qui s’ajoute à la récente attaque sur le Tchad du groupe de Boko Haram sur la région.
Cette situation pousse certains observateurs haïtiens à s’interroger sur l’efficacité des soldats tchadiens qui devraient être au nombre de 1500 pour la FRG, dont 700 sont déjà présents depuis le 22 avril 2026 selon l’annonce du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. La précarité sécuritaire persiste encore, ce qui laisse planer le doute quant à la capacité des soldats à guérir un autre pays d’un mal qu’ils n’ont pas pu se guérir eux-mêmes.
Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).
Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique
Basé entre Haïti et la République dominicaine.
