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Assassinat de Jovenel Moïse, « L’ennemi de mon ennemi est mon ami » : le message de Joverlein Moïse après le transfert de 18 inculpés aux États-Unis

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Cinq ans après l’assassinat de l’ancien président haïtien Jovenel Moïse, survenu dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, son fils aîné, Joverlein Moïse, réaffirme la détermination de sa famille à obtenir justice lors d’un X ce mercredi 23 septembre 2026. Cette nouvelle prise de position intervient quelques jours après le transfert aux États-Unis de 18 personnes poursuivies dans le cadre de cette affaire, dont Joseph Félix Badio et 17 anciens militaires colombiens.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Joverlein Moïse écrit : « L’ennemi de mon ennemi est mon ami. Ne serait-ce que temporairement. Indépendamment de la complétude du résultat. Justice, peu importe le prix. On fait avancer l’ouvrage. » À travers cette déclaration, le fils du défunt président insiste sur la nécessité de faire progresser le dossier judiciaire, quelles que soient les circonstances ou les éventuels rapprochements nécessaires pour y parvenir.

Cette prise de position intervient alors que le dossier de l’assassinat de Jovenel Moïse connaît une nouvelle étape avec le transfert aux États-Unis de 18 suspects. Parmi eux figurent Joseph Félix Badio, ancien responsable de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion, ainsi que 17 ressortissants colombiens, pour la plupart d’anciens militaires.

À lire ici, la déclaration de Joverlein Moïse, fils aîné de Jovenel Moïse, qui réaffirme sa détermination à obtenir justice pour son père: « Justice, peu importe le prix. On fait avancer l’ouvrage. »

Les 17 Colombiens transférés aux États-Unis sont Germán Alejandro Rivera García, Ángel Mario Yarce Sierra, Edwin Enrique Rodríguez Blanquicet, Gersain Mendivelso Jaimes, Jhon Jader Andela, Manuel Antonio Grosso Guarín, Enalber Vargas Gómez, Jhon Jairo Ramírez Gómez, Juan Carlos Yepes Clavijo, Carlos Giovanni Guerrero Torres, Jheyner Alberto Carmona Flórez, Francisco Eladio Uribe Ochoa, Neil Cáceres Durán, Víctor Albeiro Pineda Cardona, Alejandro Giraldo Zapata, Alex Miyer Peña et Naiser Franco Castañeda.

Le transfert de ces 18 personnes constitue une nouvelle évolution dans une affaire judiciaire qui demeure sans procès en Haïti, plus de cinq ans après la mort de l’ancien chef de l’État. Aux États-Unis, les personnes transférées doivent répondre des accusations retenues contre elles devant la justice américaine, dans le cadre des procédures engagées autour de l’assassinat.

Dans ce contexte, le message de Joverlein Moïse prend une portée particulière. En évoquant la possibilité d’une alliance temporaire avec « l’ennemi de mon ennemi », il semble privilégier une approche pragmatique, centrée sur l’objectif de justice. Toutefois, son message ne précise pas les acteurs auxquels il fait référence ni la nature des éventuelles alliances qu’il évoque.

La famille de Jovenel Moïse continue ainsi de suivre de près l’évolution du dossier, alors que la procédure américaine prend une nouvelle dimension avec l’arrivée des 18 suspects. L’enjeu demeure désormais de déterminer, à travers les procédures judiciaires, les responsabilités individuelles dans la préparation, l’organisation et l’exécution de l’assassinat de l’ancien président haïtien.

Pour Joverlein Moïse, la priorité reste clairement affichée : obtenir justice pour son père. Sa formule « On fait avancer l’ouvrage » traduit cette volonté de voir le dossier progresser et les responsabilités établies par la justice.

Junior PIERRE

Djovany Michel est journaliste d’investigation, PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média indépendant et sans subvention, spécialisé dans la dénonciation de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Il est l’actuel secrétaire général du Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC).

Spécialités : gouvernance, corruption, géopolitique

Basé entre Haïti et la République dominicaine.

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