Les États-Unis interdisent l’entrée de Rafael Correa, ancien président de l’Équateur, en raison de faits de corruption
2 min readL’administration Biden a imposé une interdiction de visa à l’ancien président équatorien, Rafael Correa, son ancien vice-président, Jorge Glas, ainsi qu’à leurs familles immédiates. Cette mesure survient en réponse à des accusations de corruption les impliquant dans l’attribution de contrats gouvernementaux contre des pots-de-vin.
Correa, condamné par contumace à huit ans de prison en 2020, vit en exil en Belgique depuis la fin de son mandat en 2017. Son administration avait notamment attiré l’attention pour avoir offert l’asile à Julian Assange qui avait trouvé refuge à l’ambassade équatorienne il y a sept ans pour échapper à un mandat d’arrêt britannique pour des accusations de viol et d’agression sexuelle en Suède qu’il a toujours niées, un dossier depuis classé.
Les États-Unis affirment soutenir la lutte des Équatoriens contre la corruption et réitèrent leur engagement à soutenir la transparence. Le porte-parole du département d’État, Matthew Miller, a souligné l’importance de tenir les anciens dirigeants responsables de leurs abus de pouvoir. Pourquoi ces mesures ne s’appliquent pas contre les personnalités publiques haïtiennes corrompues ?
Djovany Michel est PDG et rédacteur en chef de Satellite509, média d’investigation spécialisé dans la lutte contre la corruption en Haïti, l’impunité, la mauvaise gouvernance et les abus de pouvoir. Journaliste anticorruption engagé, il mène des enquêtes sur les scandales financiers et les réseaux d’influence au cœur de l’État haïtien.
